Ressources ESABAC

Voici un très bon site pour illustrer les points abordés dans le parcours ESABAC.

Logo de la fresque Le site Jalons pour l’Histoire du Temps présent a été conçu pour l’enseignement de l’histoire du XXe siècle. La richesse du fonds permet aussi un usage en éducation civique, en géographie et dans les démarches interdisciplinaires. La qualité de l’outil favorise un usage facile avec les élèves…

 

Aperçu de ce que l’on trouve sur le site :

CONTEXTE HISTORIQUE

Dès l’hiver 1947-1948, les Alliés se résignent à la division de l’Allemagne en quatre zones. Mais les réunions des Quatre sont conflictuelles et les négociations semblent impossibles. Des violents débats sur l’interdiction du parti socialiste dans les zones occidentales et sur une déclaration polono-tchéco-yougoslave amènent le Conseil des Quatre à abandonner toute tentative de réunion.

Le 18 Juin 1948, sans en discuter avec les Soviétiques, les occupants américains, britanniques et français créent dans leur trizone une nouvelle monnaie, le Deutsch Mark, afin de juguler l’inflation. Le 23 Juin, les Soviétiques introduisent à leur tour une nouvelle monnaie dans leur zone tout en bloquant électricité et charbon dans le secteur occidental de Berlin. Le lendemain, ils bloquent toute circulation par route, chemin de fer et canal qui relient Berlin au reste de l’Allemagne.

Le 26 Juin, Truman décide de faire ravitailler la ville par air, sous le commandement du général Clay, jusqu’à ce qu’une solution diplomatique soit trouvée. Le 28 juin, 150 avions atterrissent sur l’aérodrome de Tempelhof avec 400 tonnes de ravitaillement, le trentième des besoins quotidiens des habitants. Les Soviétiques n’essayent pas d’intercepter les avions, pensant avoir trouvé la solution pour faire disparaître Berlin comme poste avancé de la zone occidentale. Le transport aérien s’organise : le 20 Juillet, le volume acheminé quotidiennement atteint 2400 tonnes et la population berlinoise supporte un rationnement draconien. Selon Clay, qui refuse d’abandonner Berlin aux mains des Soviétiques, pour être efficace, le pont aérien doit s’intensifier et passer à 4500 tonnes par jour. Au cours de l’automne 1948, dans Berlin, la vie économique s’organise : les avions transportent même une centrale électrique en pièces détachées et le charbon pour l’alimenter. Le pont aérien s’intensifie avec la participation de la Grande-Bretagne, de pilotes d’Australie, du Canada, d’Afrique du Sud, de Nouvelle-Zélande, et dans une moindre mesure, de la France. Hommes politiques et intellectuels occidentaux se succèdent à l’aérodrome pour manifester leur soutien. Le 5 décembre, la ville assiégée réitère son soutien à Ernest Reuter, social-démocrate.

La ville devient le symbole du combat pour la Liberté. Au cours des onze mois de blocus, le pont aérien livre à Berlin 2 millions et demi de tonnes de marchandises, au cours de quelques 275 000 vols. Il cause la mort de 39 aviateurs anglais, de 31 américains et de 9 civils et coûte aux Etats-Unis 350 millions de dollars, 17 millions de livres à la Grande-Bretagne et 150 millions de Deutsch Mark au peuple allemand. Les Soviétiques prennent conscience de l’échec du blocus et début mai ils annoncent la levée du blocus pour le 12. Le pont aérien est réellement levé quelques mois plus tard (30 septembre).

TRANSCRIPTION

Journaliste

A Berlin, à la suite des récentes mesures prises par les autorités soviétiques, les transports sont menacés d’arrêt complet, et ces images de tramway bondé sont peut-être les dernières que les Berlinois verront d’ici de longs jours. Comme en un match revanche, les alliés de l’Ouest marquant point pour point ont mobilisé, pour subvenir aux exigences du ravitaillement de la ville, une véritable armada aérienne.

(Silence)
Journaliste

Chargés de blé et de viande, les appareils se succèdent sur les pistes à la cadence, jamais atteinte, d’un atterrissage toutes les deux minutes. Pour la première fois dans l’histoire, une ville de deux millions d’habitants voit sa consommation de charbon assurée par les airs, effort prodigieux qui permet de décharger chaque jour les trois cents tonnes de combustible nécessaires à la vie de Berlin. Nouvel épisode de cette lutte d’influence qui oppose les alliés dans la capitale d’un pays vaincu.

 

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