La journée de la femme

Hier, mercredi 8 mars 2017, des millions de femmes ont manifesté à travers le monde pour la journée de la femme. Mais depuis sa création en 1977, les inégalités hommes-femmes sont malheureusement toujours d’actualité. Voici une vidéo de l’émission « Actuality » diffusée sur France 2 : « 5 trucs à savoir sur les inégalités hommes/femmes au travail« 

 

 

Dans le monde.fr

Salaires, retraites : des inégalités à tout âge

« A travail égal, salaire égal. » Cette revendication, pourtant inscrite dans la loi, est loin d’être une réalité.  Le revenu salarial des femmes est inférieur de 24 % à celui des hommes en 2014, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Si les inégalités se réduisent légèrement (elles étaient de 27 % en 1995), elles restent très marquées parmi les cadres et les hauts revenus.

9,9 % de « discrimination pure »

Une partie de l’écart salarial s’explique par le recours plus fréquent au temps partiel et aux emplois moins valorisés : 44,8 % des emplois féminins sont concentrés dans quelques secteurs peu rémunérateurs, comme l’administration publique, la santé, l’enseignement ou l’action sociale, selon l’Insee. Pourtant lorsque l’on compare les rémunérations à conditions équivalentes (secteur, temps plein, âge, etc.), il reste un écart de 9,9 % qui constitue une « discrimination pure ».

Des décalages dès le diplôme

Ces inégalités sont d’autant plus étranges qu’à l’école, les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons. Parmi les jeunes générations, elles sont plus éduquées : 31,3 % des femmes de 25 ans à 34 ans ont un diplôme supérieur à bac + 3, contre seulement 26,4 % des hommes. Pour la première fois en 2013, 49 % des cadres entrant sur le marché du travail sont des femmes. Pourtant, des différences de salaire sont constatées dès l’obtention du diplôme : les diplômées de Sciences Po sont payées 28 % de moins que leurs condisciples masculins.

42 % d’écart dans les droits à la retraite

Les discriminations constatées en début de carrière sont encore plus nettes à l’issue de la vie active. En raison des différences de carrières, les femmes partent en moyenne à la retraite un an plus tard que les hommes, avec des droits à la retraite inférieurs de 42 %. L’Insee note toutefois que les droits conjugaux et familiaux (pension de reversion, par exemple) permettent de réduire cet écart à 26 % en moyenne.

Le poids inégal de l’organisation familiale

Une partie des écarts salariaux sont la conséquence des inégalités persistantes dans l’organisation familiale. Les femmes subissent davantage les contraintes des enfants au niveau professionnel : seules 72 % des mères de famille ont un travail, contre 85 % des pères, et parmi ces dernières, un tiers (33 %) travaille à temps partiel, contre seulement 4 % des pères en moyenne.

Une étude réalisée par l’Insee sur les tâches ménagères montre de fortes disparités au sein des couples, à tout âge de la vie. Les inégalités se sont atténuées en trente ans mais restent élevées : les femmes consacrent chaque jour cent quatre-vingt-trois minutes aux tâches domestiques et quatre-vingt-quinze minutes aux enfants (soit quatre heures trente-huit en moyenne), soit deux fois plus que leurs conjoints (deux heures vingt-six en moyenne). Et lorsqu’on regarde en détail, les hommes choisissent en priorité les tâches les plus valorisantes – bricolage, jardinage, jeu avec les enfants –, reléguant les femmes au ménage et à la cuisine.

 

Article PDF : inégalités hommes femmes

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