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Ces derniers temps, on entend beaucoup parler de l’immigration et de son impact sur le marché du travail. On entend tout et son contraire : certains affirment que c’est une menace alors que d’autres parlent d’opportunité.
On s’est finalement décidé à contacter plusieurs experts pour tenter d’y voir un peu plus clair dans tout ça, mais vous allez voir, ce n’est pas aussi simple !

 

L’immigration : opportunité ou menace pour le marché du travail ?

L’impact de l’immigration sur le marché du travail est un sujet récurrent dans les médias, notamment en cas de contexte économique fragile ou d’élections. Certains pensent que l’arrivée d’immigrés représente une menace pour l’emploi alors que d’autres y voient une opportunité pour l’économie. Définissons d’abord le terme « immigré ». En France, une personne est immigrée lorsqu’elle est née étrangère dans un autre pays autre que la France et qu’elle vit sur le territoire. Le marché du travail, quant à lui, est organisé autour de l’offre et de la demande. L’offre représente toutes les personnes qui souhaitent travailler et la demande, le nombre d’emplois proposés par les entreprises. Plus l’offre est supérieure à la demande, plus le chômage est important. Ainsi, selon la théorie du marché du travail, les immigrés augmenteraient l’offre et donc le chômage à court terme.

Cependant, d’autres facteurs peuvent jouer un rôle important :

La flexibilité du marché du travail. Lorsque le marché du travail est flexible, les salaires s’adaptent plus facilement à l’augmentation de l’offre. En effet, lorsque l’offre augmente, les salaires auraient tendance à baisser car les entreprises n’auraient pas de difficulté à recruter même si le salaire est moins attractif. Cette baisse de salaire permettrait aux entreprises d’embaucher plus, ce qui contribuerait à diminuer le chômage.

Le transfert de compétences. Le chômage ne touche pas de manière équitable les populations immigrées et autochtones. En Europe, le taux de chômage des populations immigrées est en moyenne 70% plus élevé que celui des populations autochtones. Cela s’explique notamment par le fait que les compétences ne sont pas toujours transférables (diplômes non reconnus dans le pays d’accueil et langue pas suffisamment maîtrisée par exemple) ou par la discrimination à l’embauche, c’est-à-dire le fait de favoriser un autochtone à un immigré alors qu’ils ont les mêmes compétences. Ainsi, les personnes immigrées sont souvent orientées vers des emplois peu voire non qualifiés.

La désertion de certains secteurs. Malgré le chômage, de nombreux emplois restent vacants, par exemple dans le secteur du service à la personne, car ils n’intéressent généralement pas les autochtones. Les populations immigrées permettent en partie de combler ce manque de personnel par les autochtones. Les populations immigrées permettent en partie de combler ce manque de personnel.

Et la consommation. Lorsqu’une personne immigrée arrive sur un territoire, elle fait fonctionner l’économie car elle consomme des biens et des services notamment pour se loger et se nourrir. Pour répondre à ces besoins, les entreprises locales peuvent augmenter leur production, ce qui a un effet positif sur l’emploi. Cela est cependant moins vrai si ces besoins sont comblés par des importations. Si la théorie permet d’expliquer de manière générale les mécanismes de l’immigration sur le marché du travail, une analyse approfondie est nécessaire pour comprendre les impacts réels sur l’économie.

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