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Alors qu’aujourd’hui commencent les épreuves de l’esame di Maturità pour les élèves italiens, les épreuves du baccalauréat, commencées le 15 juin avec comme tous les ans la philo (voir en bas de page une démonstration de l’importance de cette épreuve dans l’imaginaire collectif !), finissent ce soir vers 18H00. Résultats le 5 juillet ! Mais quelle est l’histoire de cet examen qui marque l’entrée de l’adolescent dans la vie adulte ? Petit historique avec le Monde

Le bac est-il toujours un « brevet de bourgeoisie » ?

LE MONDE | 22.06.2016

Candidats au bac 2016 devant le Lycée Charlemagne, Paris, le 15 juin.

 

Le baccalauréat, créé aux prémices du XXe siècle, est un très vieux monsieur. Mais comment a-t-il évolué depuis deux cents ans ? Réponses avec l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, qui a répondu lors d’un chat aux questions des internautes du Monde.fr.

« Mon père m’a toujours dit que le bac reflète une vision napoléonienne de l’éducation : former des citoyens soldats, disciplinés et formés à un large éventail de domaines. Qu’en pensez-vous ? » – Clo

Claude Lelièvre. Effectivement, c’est Napoléon qui a créé le baccalauréat : une interrogation orale portant sur la rhétorique et d’autres matières de lettres classiques. Il disait : « Avant tout, mettons la jeunesse au régime des saines et fortes lectures : Corneille, Bossuet, voilà les maîtres qu’il lui faut. Cela est grand, sublime et en même temps régulier, paisible, subordonné. Il faut des conseillers d’Etat, des préfets, des officiers, des professeurs. » Donc le père de cet internaute n’a pas tout à fait tort. Même si ce n’est pas de citoyens soldats qu’il s’agissait, mais des cadres de son empire.

« Depuis l’instauration du bac, quelles ont été les grandes évolutions qualitatives de celui-ci » – Lecourt

Claude Lelièvre. Au départ, il s’agissait essentiellement d’un diplôme pour les cadres administratifs et militaires de l’empire. Ensuite, de façon plus générale, comme l’a indiqué un sociologue du début du XXe siècle, le bac est devenu un « brevet de bourgeoisie ».

Il faut dire qu’à l’époque le baccalauréat était une épreuve de type général (pas technologique ou professionnel). Jusqu’à la fin du XIXe siècle, il concerne moins de 1 % d’une classe d’âge. En 1960, il concerne 10 % d’une génération. Puis, brusque accélération à l’époque gaullienne : on passe à 20 % d’une classe d’âge. C’est la première période de massification. La seconde se situera entre 1986 et 1995 : on passe de 23 à 37 % d’une classe d’âge. Ensuite, c’est la stabilisation : on en est à 39 % en 2015.

En 1970 ont été créés les bacs technologiques et, en 1985, les bacs professionnels. Pour la période récente, on doit remarquer qu’en 1995, il y avait 55 % d’une classe d’âge qui avait un bac général ou technologique. On garde la même proportion en 2015.

En revanche, le taux de réussite au bac général ou technologique était de 75 % en 1995 et de 90 % en 2015.

« La valeur du bac a-t-elle changé avec le temps ? » – Laure

Claude Lelièvre. Pour ce qui est de la valeur des baccalauréats généraux et technologiques, il n’y aucune raison qu’elle diminue. En revanche, le problème est nettement plus compliqué en ce qui concerne le bac professionnel. En effet, en 1995, il n’y avait que 7 % d’une classe d’âge qui obtenait un bac professionnel. En 2015, 22 % de la classe d’âge a obtenu un bac pro. Ici, il n’y a pas stabilité d’obtention, mais un triplement. Donc on peut s’interroger.

Néanmoins, ce qu’on doit constater, c’est que les bacs professionnels permettent mieux d’accéder à un emploi directement (ils sont faits pour cela) que les bacs généraux, qui préparent eux à des études plus longues. D’autre part, il y a quinze ans, seulement 17 % des lauréats du bac professionnel tentaient de continuer leurs études. Ils sont 34 % en 2015, avec des succès divers : très limités à l’université en licence (3 ou 4 % de réussite) mais convenables quand ils se dirigent vers un BTS (deux tiers de succès).

« Le passage entre ce qui est attendu pour le bac et les modes de travail requis à l’université semble un fossé tel que nombre de bacheliers échouent sur L1 et L2. Depuis quand constatez-vous un tel échec et quelles causes lui attribueriez vous ? » – Lecourt

Claude Lelièvre. A la fin des années 1950 et au début des années 1960, on a créé une classe intermédiaire entre le baccalauréat et la licence que l’on a appelée « propédeutique », une sorte de sas en un an, parce que la moitié de ceux qui obtenaient un bac littéraire échouait en licence. En 1965, cette propédeutique a été allongée d’un an, pour donner le DEUG, suivi d’une seule année de licence. C’était une époque où il n’y avait que 10 % d’une classe d’âge qui obtenait le bac. Les raisons du hiatus que vous évoquez sont donc peut-être à chercher des deux côtés, car, comme cet exemple le montre, c’est un phénomène récurrent.

« N’est-ce pas paradoxal de parler du bac” alors qu’il y a, au bas mot, des dizaines de bacs différents ? (bac S, bac pro vente,…) » – Kerri

Claude Lelièvre. Excellente question : le « bac » n’existe plus depuis longtemps, sinon comme réalité juridique. A savoir qu’avec n’importe quel baccalauréat, il est juridiquement possible d’emprunter n’importe quelle voie de l’université. Mais, en réalité, nous avons en effet au moins trois grands types de bacs : les généraux, les professionnels et les technologiques, qui ont été conçus pour des parcours différents.

En principe, les filières longues de l’université pour les généraux, les STS et/ou IUT pour les technologiques, et normalement la vie active pour les professionnels. Ils n’ont pas été conçus à l’origine pour les mêmes parcours, les mêmes objectifs. Ils ne forment pas aux mêmes capacités.

Quand j’entends parler du bac me revient une citation de Nietzsche : « Les dieux sont morts de rire en entendant l’un d’entre eux dire qu’il était le seul. » Je ris aussi en entendant parler du « monothéisme » du bac.

« Avec le temps, l’impression que le bac est bradé s’accroît. La baisse du niveau d’exigence lié à cet examen est-elle un fantasme ou une (triste) réalité ? » – Oz

Claude Lelièvre. Il y a « des » bacs et non pas « un » bac. En ce qui concerne le baccalauréat général, qui existe depuis le début, il faut se rappeler qu’à l’origine il a été conçu comme le premier examen de l’université. Tous les membres du jury étaient d’ailleurs des universitaires. Leur problème était alors de savoir qui pouvait entrer dans « leur » université. Au fil du temps, de moins en moins d’universitaires se sont retrouvés dans les jurys. Jusqu’à aujourd’hui où seulement le président du jury doit finalement être un universitaire. Mais un jury qui n’évalue pas directement.

Par ailleurs, les formes de passation du bac ont extrêmement évolué dans le temps. A l’origine, ce n’est qu’une interrogation orale de quarante-cinq minutes sur les auteurs étudiés dans les classes de première ou de terminale. L’écrit n’apparaît qu’une trentaine d’années plus tard (1840). Ensuite, au fur et à mesure, il va y avoir une multiplication des disciplines et des épreuves. Elles-mêmes ayant des poids différents et des différenciations selon les bacs.

 

Le baccalauréat : beaucoup d’émotions !!

TRANSCRIPTION

« L’universalité de la pensée philosophique du XXème siècle repose sur la controverse existante entre les individualités d’écriture et l’instinct surréaliste sous-jacent chez la plus part des auteurs tout en respectant la similarité de la pensée du monde occidental. »

Putain je le sais ça je le sais, je le sais… L’université du XXème est adjacente avec des…
Oh putain je sais rien !! Oh la vache ça va être à moi. J’ai pas eu le temps de tout apprendre !

J’ai rien fait ! J’ai rien fait !!!

J’ai rien fait !!! Ça se voit pas.
Si y’a des questions, je dirais que j’fais de l’œdème.
Les antisèches, les antisèches… Les mains, les mains Auteurs là…

C’est discret mais je vois rien… Auteurs hop… Là c’est bien mais alors je suis piqué…
Oui c’est moi ! C’est moi j’arrive !!! C’est moi ? Oui on me confirme, c’est moi ! J’arrive tout de suite !!!
Oh, ça y’est je pisse, je pisse sur les philosophes… J’arrive tout de suite ! Houuuu !
Bonjour Comment ? Je tire un sujet ? avec mon fusil ?
Je choisi, je prends  C’est fini je prends……

Sartre. Comme le département ? Ah non comme le philosophe. Ah, mais vous avez le droit, c’est au programme.
Bon, avant de commencer je vais faire pipi, c’est une tradition et je reviens.
Comment ? J’ai pas le droit ?
Houuuu ! J’y vais tout de suite, vous énervez pas. J’y vais…

François Sartre…
Jean Paul ?! Je savais, je savais !!! François c’est le frère aîné. Euh, Jean Paul Sartre .
Bon, petit un : Jean Paul Sartre . Jean Paul Sartre, Jean Paul Sartre… Jean Paul Sartre… J’ai bon ?

Vous énervez pas, j’y vais… Sartre Jean Paul. Ça marche aussi dans l’autre sens. Sartre Jean Paul est un philosophe.

Était ?! Jean Paul Sartre est mort ?!! Quand ça ? Ah, oui y a quand même longtemps…
Non, je dis ça parce qu’on m’a pas prévenu. C’est pour ça qu’on avait plus de nouvelles, il écrivait plus.

Oui, j’y vais tout de suite…
Jean Paul Sartre était…. était… oh, ça fait quand même quelque chose, hein !
Je sais pas si c’est très décent de continuer…
Si ? Si j’y vais…
Jean Paul Sartre était (quand même hein) était un philosophe qu’à bien marché.
Je commence ? Ah mais j’avais commencé là ! Historique ? OK, l’historique.
Petit deux parce que j’ai fait petit un. Petit deux l’historique :

Alors… Jean Paul Sartre, Jean Paul Sartre… Oui, on parle bien du même…
Jean Paul Sartre est né. Ça on est sûr il est né. C’était un mercredi soir… vers 19 h…
mais la date exacte je m’rappelle plus trop… Il pesait 2 kilos 8 – 3 kilos 2 mais ça on s’en fout…
Bon alors quand même Sartre bien mais… oui je précise…

Oui, vers 3 ans 4 ans il a pas fait grand chose d’intéressant alors par contre après il a fait l’école.
A l’école ça se passe bien. Faut dire que les profs savaient qui c’était ! Sauf peut- être en sport !
Maintenant qu’il est mort, on peut le dire : Jean Paul Sartre était pas très physique.
Pas handicapé mais juste au dessus, voyez ! Par exemple par rapport à moi, il m’arrivait là.
C’est pas…:
Peut être une fois il est venu là parce qu’il pleuvait.

Son influence a été majeure sur l’existentialisme, mouvement qu’il a collaboré à fonder avec également de nombreux autres mouvement de tendance politique.

Comment ? La tendance des mouvements politique ? Putain, j’ai pas… Hein ? Non, je dis j’ai pas voté.
Bon pendant la guerre, il avait tendance à se taire ; Après il était plutôt… Sartre hein ? Il était plutôt…
Oh c’était pas un nazi mais il était quand même bien à droite ! Oh non !!! gauche, gauche bien sûr !!!
On l’a bien vu d’ailleurs en mai 48 quand il y a eu la révolution des étudiants.

Hein ? qu’est ce qu’il a écrit ? Ah, oui, c’était pas un peintre ; Euh Sartre hein ? Sartre qu’est- ce qu’il a écrit ???
Les misérables c’est pas lui, c’est Goethe. Il a écrit à sa mère mais ça compte pas…
Qu’est qu’il a fait…La bible c’est pas lui non plus… De toute façon c’est après.
Les 6, les 6 mousquetaires, non ça c’est Cousteau… Je m’rappelle plus du tout… C’est l’autre main…
Non, je dis qu’il écrivait des 2 mains. Il a fait 3, 4, 5… mais pour me rappeler lesquels…
Il a écrit Seiko . Il a pas écrit Seiko euh…

Comment ? Il a écrit les mains sales. Bien sûr, ça a même été le premier à écrire les mains sales.
Quoi d’autre je sais plus… J’ai pas tout lu…

L’entourage ? Ça je peux vous en parler, l’entourage.
A la guerre Jean Paul Sartre était quelqu’un de très entouré. Il a même été encerclé.
Sa femme ? La femme de Sartre… euh… oui, Sartre était marié, la pauvre femme, c’était… et ben c’était Mme Sartre !
De Beauvoir ! bien sûr Rolande de Beauvoir. Alors elle c’était pareil que lui, elle réfléchissait beaucoup avant d’écrire.
Mais ça a jamais atteint des sommets, c’est une femme.
Vous aussi vous êtes une femme ? J’ai bien vu !

N’appelez pas ! J’arrête, c’est les hormones, c’est la puberté ! N’appelez pas !!!
Est-ce que j’ai terminé ? Pourquoi, j’ai oublié des trucs ?

Ah ça je l’ai pas dit oui… Ah c’est lui qui a fait le… Ah ben en plus j’apprends des trucs !
Ça veut dire que j’lai pas ? C’est pas tellement pour moi, ça aurait été pour mon père.
A la ferme je suis le seul à savoir écrire. Alors si en plus j’avais eu le bac houlala… On passait les vacances à Lourdes !

Mais là je l’ai pas tant pis, j’irai chercher du travail à la mine.
Dès que j’aurai trouvé un autre logement. Avec mes logeurs, avec les Thénardier ça va pas fort.
C’est à cause de ma sœur Causette, elle est séropositive…
Aie ! non c’est rien, juste un cancer qui débute… Je l’ai pas ? Je l’ai toujours pas ?
Bon ben, au revoir Madame

 

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