Thomas Fersen

Avec sa voix tendre et gouailleuse, Thomas Fersen est un auteur dont l’univers imaginaire n’est pas sans évoquer le talent d’un poète tel Jacques Prévert

C’est dans le XXème arrondissement de Paris, quartier populaire, que naît Thomas Fersen le 4 janvier 1963. Elevé avec ses soeurs aînées entre un papa employé de banque et une maman infirmière, le jeune Thomas s’intéresse très tôt à la musique et en particulier à la guitare. Vers 15 ans, il prend des cours de guitare jazz dans le sous-sol d’un magasin de musique proche de chez lui.

Après un baccalauréat scientifique, il fait son service militaire puis entame des études d’électronique, mais sans guère de passion. Son centre d’intérêt principal reste la musique. A 16-17 ans, en pleine mouvance punk, Thomas monte un premier petit groupe rock, UU, puis un second, Figure of Fun. Leur répertoire est plutôt anglo-saxon même si leur pratique de la langue anglaise reste de qualité moyenne. Finalement, après toutes ces expériences, le virus du voyage s’empare du jeune homme ; il part deux mois en Amérique latine, avant de visiter la Scandinavie. C’est là, essentiellement en Norvège, qu’il commence à écrire de nombreuses chansons. C’est aussi à cette époque qu’il change de nom uniquement pour se forger une nouvelle identité.

En septembre 2013 paraît son neuvième album studio, « Thomas Fersen & The Ginger Accident ». Le chanteur s’est entouré d’un groupe pour l’enregistrer, les Lyonnais de The Ginger Accident, et en a confié la réalisation à son leader, Cédric de la Chapelle. De cette collaboration naissent des chansons aux arrangements travaillés, qui, de la soul à Bollywood, lorgnent vers des horizons musicaux plus larges qu’à l’accoutumée.

 

On me dit que je suis paresseux
Que je ne fais que ce que je veux
C’est à dire, pas grand chose
On dit que je me repose

Je suis désolé
Je n’ai que deux pieds
Je n’ai que deux pieds
Franchement désolé

La vaisselle envahit l’évier
Et le linge déborde du panier
J’ai les ch’veux sales, je suis barbu,
Mais m’en vais mon café bu

Je suis désolé
Je n’ai que deux pieds
Je n’ai que deux pieds
Franchement désolé

Dans la rue il y a des travaux
Et moi j’aime regarder les travaux
On me dit : « du balai,
plus vite que ça s’il vous plaît »

Je suis désolé
Je n’ai que deux pieds
Je n’ai que deux pieds
Franchement désolé

Elle me dit que je suis en retard
Que je me coiffe avec un pétard
Elle veut déplacer les meubles
J’ suis pas là pour déplacer les meubles !

Je suis désolé
Je n’ai que deux pieds
Je n’ai que deux pieds
Franchement désolé

2 réflexions sur “Thomas Fersen

  1. Bon, très utile pour mes élèves, à cause du ritme lent qui permet de bien entendre les mots et les sons de la langue…..Maria Speranza Perna

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