L’Institut au quotidien : nos étudiants

La grammaire française  inspire nos étudiants artistes :imagePetite histoire du « pas »

En ancien français, la marque de la négation était ne, mais assez tôt, cette négation a été complétée ou renforcée par des adverbes tels que …jamais, …plus, …guère, ou par des substantifs indiquant une petite quantité, un objet sans valeur comme pas (en référence à la distance qui existe entre les deux pieds d’un être vivant lors de la marche), point, mie (miette, en référence à une très petite quantité de nourriture), goutte (petite quantité de liquide), ect . : je n’avance d’un pas, je ne vois un point, je ne bois une goutte, je ne mange une miette.

A partir du XVI° siècle, les substantifs point, pas, goutte, mie deviennent des termes grammaticaux sans référence à leur sémantique d’origine : je ne crois pas, je ne sais point, je n’en veux mie…

En français moderne, le pas est devenu la marque de négation même si l’on peut encore entendre point (forme littéraire ou paysanne)

Robert, J.-M. (2002). Les difficultés du français. Paris : Hachette.

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