La musique electro « made in France »

Le festival électronique et pop « les nuits sonores »de Lyon s’est achevé dimanche. Depuis 10 ans, ce festival a réussi à développer un événement urbain, ouvert à l’ensemble des champs disciplinaires contemporains, de la musique bien sûr mais aussi du graphisme, de la scénographie, de la création visuelle et des cultures numériques.L’occasion pour vous présenter un des groupes de la scène électro française, fortement influencée par leur homologues d’outre-manche, mais « made in France » !

                                                                        

 

                           Passé en l’espace de huit ans du statut de bricoleur de sons à celui de leader français de la scène trip-hop, le collectif Chinese Man s’impose aujourd’hui comme une référence pour tout amateur de bon beat qui frappe sur des samples toujours plus sophistiqués.

Ce qui revient beaucoup dans vos différentes interviews est votre éclectisme, la diversité de vos influences. Il semble difficile de qualifier votre musique, comment vous définiriez-vous ?

Comme nous partons toujours d’un sample qui doit nous plaire à tous les trois, nous ne nous limitons pas à un genre. Si le sample est brésilien, alors le morceau aura cette sonorité, s’il est proche de l’afro-beat ce sera idem. Il faut que les chorégraphies qui nous viennent instinctivement nous mettent en transe, des petits pas de côté, des pirouettes, la célèbre danse de la canne à pèche… On écoute tous beaucoup de sons, d’ailleurs l’ensemble de l’équipe écoute beaucoup de styles de musique, ça nourrit bien l’esprit et ça oriente sans doute vers des sonorités qui nous branchent. Le style est du coup difficile à identifier, mais le terme Bass Music est assez juste parce que c’est souvent cet instrument qui sert de liant à tous ces mélanges.

Pour revenir aux samples, comment les choisissez-vous et les trouvez-vous ?

On cherche des samples partout, évidemment beaucoup dans les vinyles, principalement d’ailleurs. Il y a tout de suite un son qui peut être intégré car tout le travail de mixage et de master est déjà existant dans un sample, c’est ça qui est intéressant. Nous travaillons depuis un peu plus d’un an avec quelques musiciens  et c’est une autre approche, elle ajoute vraiment un plus à l’ensemble, un côté acoustique et live qui transforme vraiment la composition. A mon sens, la notion de sample a toujours existé, nous n’inventons presque rien, mais ce sont nos filtres. On est tellement content de plonger les oreilles dans l’histoire… Comme dit le poète Eliot, « tout ce qui est nouveau est de ce fait automatiquement traditionnel ».

Retrouvez l’interview dans son intégralité

 

 

 

2 réflexions sur “La musique electro « made in France »

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